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Enfin un débat public sur une question d'intérêt général

par le Docteur Omar Brixi

 

Le Ministère de la Santé a chargé l’Institut national du cancer d’organiser une large concertation sur le dépistage du cancer du sein.  « L’objectif est de recueillir l’avis des femmes, des professionnels de santé qui les accompagnent, et plus largement de l’ensemble des citoyens…[1] Cette initiative de débat scientifique et public est la bienvenue.

 

 

 

Car il faut savoir que depuis quelques années, nombre de professionnels et de femmes se posent des questions ou lisent des publications qui mettent en cause la pertinence du dépistage de masse, ses modalités et certains de ses résultats.

 

Une controverse est ainsi née, plus développée dans les pays qui ont la culture du débat.

 

Parmi les questions en débat, nous en soulignerons, rapidement, quelques unes :

 

1. le dépistage de masse des cancers du sein ne tient pas sa promesse de réduction de la mortalité pour ces cancers. Prévue à hauteur de 30% par les tenants de ce programme, les dernières études [2] situent cet impact en dessous des 20%,

 

2. le dépistage de masse des cancers du sein ne se focalise pas assez sur les cancers avancés [3]

 

3. le dépistage de masse des cancers du sein génère encore trop de sur diagnostics [4] et par voie de conséquence des traitements non utiles et éprouvants pour les 10 à 30 % des femmes classées comme porteuses de cancer du sein,

 

4. l’histoire naturelle de ces tumeurs est comprise comme une évolution linéaire, du local au général, du plus petit au plus gros. D’où le principe du « plus tôt et plus petit, c’est le mieux ». Cette histoire est mise en cause. Car s’il y a des tumeurs qui se révèlent pathologiques, certaines restent « dormantes » pendant que d’autres régressent.

 

5. le registre émotionnel et le langage guerrier qui sous tendent la communication et les campagnes de mobilisation (octobre rose), créent un climat qui ne favorise ni la raison, ni les doutes, ni les échanges qui fondent une démarche scientifique et de santé publique. La lutte contre les cancers est devenue une guerre et une cause.

 

6. la participation des femmes plafonne à peine au dessus de 50%. Or les plus vulnérables sont celles qui sont les moins mobilisables. Et si le dépistage de masse, en noyant les cancers avancés dans la masse des cancers dit précoces, en sur traitants certaines femmes, n’ajoute-t-il pas de nouvelles épreuves à celles qui accablent la vie des plus défavorisées ? Le dépistage de masse, qui voulait donner toutes leurs chances à toutes les femmes, se révélerait il inégalitaire ? 

 

7. Les actions de prévention du cancer du sein, voire des cancers comme de nombreuses autres pathologies, relèvent de nombreux facteurs de risque. Nos comportements, certes. Mais aussi nos conditions de vie et de travail tout comme nos environnements sont de plus en plus mis en cause. L’accent mis sur le dépistage n’est il pas une voie plus facile, plus visible, plus « rentable » qu’une prévention exigeante vis-à-vis de tels facteurs de risques.

 

8. Que faire alors du dépistage organisé ?

L’étendre ? Il faudra alors assurer aux femmes qui n’ont rien demandé une garantie de résultats et pas seulement une obligation de moyens.

Le restreindre ? Alors il faudra convenir des femmes à risques avérés.

L’arrêter ? Certainement pas du jour au lendemain. Ni sans évaluations, ni réorientations et surtout, pas sans explications ni pédagogie. Dans tous les cas, surtout pas au profit d’un « fais ce que tu veux » alors qu’on a mis 20 ans à susciter les demandes. Le dépistage individuel, non encadré, couvert par l’assurance maladie, n’est pas une alternative.

 

9. Que dire aux femmes et aux professionnels ?

Certainement que la vérité sans pour autant les mettre devant des dilemmes dont ils n’ont pas toutes les donnes, ni les renvoyer «  dos à dos ». La vérité avec toutes ses nuances et ses dilemmes dans un cadre de réorientations et de recommandations élaborées loin des conflits d’intérêts et des visions étroites.

 

Si ces questions ne sont ni nouvelles, ni les seules, il est heureux que soit enfin ouverte une concertation publique pour examiner, tous les points de vues, arguments et logiques d’intérêts. Les femmes comme les collectifs et les organisations ont tout intérêt à s’impliquer dans une telle concertation et à en suivre les développements. Il va de la santé des femmes.

 

 

 

 

[1] http://www.concertation-depistage.fr/

[2] Une synthèse Cochrane en 2012 portant sur 600 000 femmes ayant participé à 8 essais a montré une réduction de mortalité spécifique de 19% (RR : 0.81 IC : 0.74-0.87) soit 6 morts pour 10 000 femmes invitées pendant 13 ans

[3] Un cancer avancé est un cancer qui ne peut être retiré de son emplacement initial par opération chirurgicale ou qui s'est propagé au-delà de son emplacement initial.

[4] C’est le dépistage précoce d’un cancer qui ne serait jamais devenu manifeste du vivant de la personne, sans dépistage.

 

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